Il y a quelques semaines j’ai dépassé mes limites et réalisé quelque chose que je n’aurais jamais pensé faire : courir un semi-marathon (21 km) ! Deux mois avant je doutais d’en être capable. Et finalement j’ai réussi à le faire. Que s’est-il passé entre temps ? Je me suis lancée un défi ! Aujourd’hui, avoir réussi ce défi m’inspire pour écrire cet article et partager la joie de dépasser ses limites.

 

Le défi de courir un semi-marathon

Courir ce n’est pas quelque chose de nouveau pour moi. Cela fait des années que je cours. Mais il y a une grande différence entre les petits footings de 5/6 km du week-end et un semi-marathon de 21 km ! Ces dernières années j’avais souhaité m’inscrire à des courses. Je ne l’avais pas fait par manque de temps, manque de motivation, mauvaise organisation… Quoi qu’il en soit je n’avais jamais envisagé m’inscrire à un semi-marathon. Non, je visais plutôt comme première course un accessible 10 km. Mais je ne me suis jamais lancée. Et je l’ai regretté par la suite.

Alors, lorsque je suis tombée sur ce flyer du Semi-Marathon des Temples d’Angkor (un cadre exceptionnel de surcroit !) j’y ai vraiment réfléchi. A ce moment, j’aurais encore pu opter pour 10km au lieu de 21 km. Mais une étrange envie de me dépasser m’a poussée à penser plus loin. Courir 10 km, je n’avais aucun doute d’en être capable puisque je l’avais déjà fait quelques fois. Par contre, courir 21 km c’était un véritable défi ! J’ai donc opté pour le 21 km, motivée par la possibilité de me dépasser.

Autant dire que les semaines suivantes je n’ai pas toujours été très sûre de ce choix. Je me suis plutôt retrouvée franchement stressée par la possibilité de ne pas y arriver. Mais, encouragée par mon entourage, je me suis entrainée avec assiduité. Une semaine avant la date fatidique j’ai réussi à courir 15 km.  Alors la pression est retombée et j’ai retrouvé confiance en mes capacités à courir (sans s’arrêter) durant 21 km (ce qui représente environ 2h30 de course dans mon cas)

Tellement contente de ma médaille en chocolat à la fin du semi-marathon !

L’autre défi

Ce défi du 21 km a aussi été la récompense d’un autre grand défi que je me suis lancé cette année 2016 : arrêter de fumer ! A l’heure où je publie cet article cela fait très exactement 10 mois et 10 jours que j’ai arrêté la cigarette (hasard total des chiffres). Là aussi j’ai dépassé mes limites !

Cela faisait environ 15 ans que je fumais. Ces dernières années ma consommation était devenue indécente. Parallèlement j’étais persuadée (comme tous les fumeurs) que je n’arriverais jamais à arrêter. Que je n’aurais le courage de m’y mettre que le jour ou la vie m’y obligerait par une maladie ou une grossesse. Puis les planètes se sont alignées. Le dégout de la cigarette associé à une bonne occasion de prendre une décision radicale. J’ai pris cette décision d’arrêter. Je me suis lancée ce défi. Et j’ai réussi jusqu’à maintenant. J’en suis fière ! L’année 2016, celle où j’ai arrêté de fumer… Je ne l’aurais pas cru si on m’en avait parlé en 2015….

Alors oui, courir 21 km c’était clairement le défi récompense d’avoir arrêté de fumer quelques mois plutôt !

 

Le moment « philosophie de comptoir »

Donc, pendant mes (un peu plus de) 2h30 de course, j’ai eu largement le temps m’occuper l’esprit en pensant à tout cela…

Je me rappelle très bien, je devais avoir 7-8 ans, j’entendais mes ainés, adolescents de 16-17 ans, se vanter de leurs dissertations de 4-5 pages. A cet age, écrire le long de 4 ou 5 pages alors que je remplissais difficilement une petite page de petit cahier me paraissait quelque chose d’énorme ! Un effort ultime, inatteignable ! Comment pourrais-je avoir autant de connaissances à écrire sur du papier ? Je paniquais presque à l’idée de devoir surmonter un jour un défi aussi grand que celui-ci. Puis évidemment, j’ai atteint moi aussi l’âge de 17 ans, et j’ai fait comme tout le monde : aller en cours, suivre des examens, et remplir des pages et des pages de griffonnements, pas toujours bons, mais certainement plus longs que 5 pages. Je me suis souvent rappelée de moi petite imaginant cela impossible. Et moi plus grande, trouvant cet exercice normal.

Il m’en est resté la conviction que peu de choses sont réellement impossibles. Tout dépend d’où nous partons.

Griffonner 5 grandes pages parait impossible à 7 ans et normal à 17 ans. Entre temps que s’est-il passé ? Nous avons grandi, évolué, appris, travaillé, progressé… Nous avons monté les marches petit à petit jusqu’à atteindre le sommet de cette montagne qui nous paraissait si haute vue d’en bas. Un chemin finalement pas si impressionnant vu d’en haut.

Créer son entreprise/se mettre au sport/arrêter de fumer/partir au bout du monde/réaliser ses rêves/ etc. peut paraitre impressionnant à certains stades de notre vie. Mais c’est parce que nous le voyons depuis le bas de la montagne. Si nous ne nous laissons pas décourager, si nous nous lançons ce défi d’essayer au moins, si nous montons petit à petit, à notre rythme, le long de ce chemin parfois escarpé, certainement nous arriverons en haut. Nous atteindrons notre objectif ! Alors, remplis de la fierté d’avoir dépassé nos limites, nous nous rendrons compte qu’il y a encore d’autres montagnes impressionnantes derrière. Et pourquoi ne pourrions-nous pas plus tard les grimper elles-aussi ?

 

Mes récents défis, arrêter de fumer et courir un semi-marathon (ainsi que d’autres comme lancer ce blog), m’ont aidée à prendre conscience de plusieurs choses :

  • Se lancer des défis et les réaliser renforce énormément la confiance en soi
  • Cette pratique nous incite à donner le meilleur de nous-même, à mobiliser toutes nos ressources et plus encore, pour atteindre l’objectif fixé
  • Dépasser ses limites permet aussi d’aller plus loin, de passer à des niveaux supérieurs de conscience de soi et du monde autour
  • Dépasser ses limites n’a pas de fin. Avoir réussi une première fois nous encourage à continuer et à nous réaliser toujours plus
  • Pour toutes ces raisons ci-dessus, dépasser ses limites, se lancer des défis, rend plus heureux

J’aime voir la vie comme une évolution perpétuelle. Nous pouvons nous lancer des défis régulièrement pour toujours nous améliorer. Rester en mouvement. Apprendre et se réaliser. Aller à l’école de notre vie, et chaque année devenir plus expérimenté que la précédente.

 

Les limites

Il me parait qu’il y a tout de même des limites à cette idée de dépassement de soi. En effet, il faut faire une distinction, pas toujours très évidente, entre « dépasser ses limites » et «prise de risque inconsciente ». Il est important d’y faire attention sous peine de se bruler les ailes.

Je reprends mon exemple du semi-marathon. Décider de courir un semi-marathon comme première course alors que je n’avais couru que 10 km maximum auparavant, c’était une idée ambitieuse mais réalisable.

Si, au lieu du semi-marathon, j’avais décidé de courir un marathon entier comme première course (soit le double de distance : 42 km), cette décision aurait été stupide. En effet, j’aurais risqué de me blesser (une telle distance nécessite une préparation professionnelle et de l’expérience), de me dégouter de la course à pied, ou de me dévaloriser en n’y arrivant pas (ce qui aurait été tout à fait normal !).

Il faut donc se fixer des défis à sa mesure :

  • On ne se fixe pas le défi de courir un marathon entier si on n’a pas au moins déjà couru un semi-marathon
  • On ne décide pas de devenir pianiste si on n’a pratiquement jamais joué de piano
  • On ne décide pas de faire un tour du monde d’un an si on n’a pas déjà au moins un peu voyagé en indépendant

Etre ambitieux oui. Dépasser ses limites certainement. Mais être inconscient non. Risquer sa sécurité physique ou mentale pour le prestige certainement pas. Mieux vaut procéder par palier, monter marche par marche. Il est important de se fixer des objectifs intermédiaires afin de ne pas risquer de se  décourager ou de subir un échec.

Enfin, cela paraitra certainement évidement, mais à mon avis il n’est pas inutile de le dire. Se lancer un défi c’est bien. Mais ensuite il va falloir s’entrainer pour y arriver ! Vouloir dépasser ses limites sans faire d’effort c’est comme vouloir obtenir un record du monde en restant assoupi dans son fauteuil (sauf si on veut atteindre le record de la personne assise le plus longtemps… bon courage…)

Et vous ? Quels seront vos prochains défis ?

Alors que l’année touche à sa fin, j’ai envie de vous donner des devoirs.

Je ne suis pas une fan des résolutions de début d’année. Par contre je pense qu’il important de se fixer des objectifs. Je vous parlerai beaucoup plus longuement en 2017 des objectifs et moyens pour les atteindre. En attendant je vous propose un moment d’introspection.

Malgré l’agitation des fêtes, prenez un peu de temps pour réfléchir :

  • Qu’avez-vous réalisé cette année ?
  • En quoi avec vous positivement dépassé vos limites ?
  • Qu’avez-vous envie de réaliser l’année prochaine ?
  • Quel défi aimeriez-vous vous lancer pour aller plus loin dans votre vie?

Si vous le souhaitez, vous pouvez partager ces réflexions en commentaire sur le blog, cela me donnera des pistes pour mes futurs articles.

Et en attendant, je vous souhaite une douce et belle fin d’année, en plénitude et en conscience !